Blog search

samedi 8 février 2020

Comparaison entre les évènements reportés par les troupes U.S. et allemandes le 13 janvier 1945 à Thirimont.


Dans la première page que j'avais réalisée il y a quelques années, j'avais scané la partie du livre écrit par Rudi Frühbeißer se rapportant aux combats ayant opposés à THIRIMONT plusieurs Régiments, appartenant à la 30e Division d'Infanterie américaine, à plusieurs Bataillons (fortement amoindris) de la 3. Fallschirmjäger Division.

Je ne suis pas certain que beaucoup de personnes ont pris le temps de lire le texte en allemand et je me suis dit qu'il serait peut-etre utile d'en traduire le récit concerant un jour de combats ... en espérant que d'autres, pratiquant mieux l'allemand que moi, corrigeraient surement mes erreurs de traduction et seraient intéressés à traduire les autres pages (?) que je me ferais un plaisir d'ajouter à ce Blog.

De toutes les pages, la plus tragique pour les soldats allemands fut certainement celle relatant les combats du 15 janvier 1945.


Ils y perdirent 183 hommes: 10 tués, 37 blessés, 98 disparus et 38 prisonniers!


Je n'ai pas choisi cette page mais bien celle se passant le 13 janvier 45.


Rudi Frübeißer y relate l'apparition de soldats américains noirs à Thirimont et l'auteur y est blessé à plusieurs reprises.


La traduction littérale de "nègres" ou " negros" générait  fortement la majorité d'entre nous aujourd'hui aussi j'ai adoucis ces termes en "soldats noirs" mais il est bon de souligner qu'à cette époque (en 1945) la ségrégation raciale existait aux USA. 


Les aviateurs noirs avaient longtemps été confinés dans une unité tres spéciale : Tunskegee Airmen tandis que dans l'U.S. Army les soldats noirs ne bénéficiaient pas des même droits que leurs frères d'armes blancs. 


Cela n'excuse en rien ce qu'en pensaient les para allemands mais, d'apres ce qui est décrit dans le livre, ils ont été traités comme des prisonniers américains sans distinction de leur couleurs de peau puisqu'ils étaient placés dans une cave dont les issues étaient barricadées...


Les belges n'étaient pas plus clairvoyants et considéraient les personnes d'origine africaine  de la même façon que les américains ou les allemands
.



Rapport de Rudi Frühbeißer, 3. Falschirmjäger Div.(Fallsch.Jg.  Rgt. 9)


13 janvier 1945: attaque américaine de grande envergure.
Total des pertes: 15 hommes = 6 morts & 9 blessés.

À 6 heures du matin, les “Jäger” se réveillent dans les caves des maisons de Thirimont.
D’un seul coup, un intense bombardement frappe Thirimont. Le feu augmente d'intensité.
À 7 heures du matin, il s’agit presque d’un tir de barrage.
La liaison vers l’état-major du IIe et du IIIe bataillon est interrompue un court instant.
Envoyer des dépanneurs pour réparer la liaison téléphonique serait criminel pour l’instant.
Sans ordres précis du commandement, les parachutistes se préparent au combat dans le village.
Les munitions et les grenades à main sont poussées dans les poches des sacs à dos. Nous devons à nouveau être préparés à la guerre en ne comptant que sur les munitions se trouvant dans nos poches.
Les groupes de paras cachés dans les caves entrent parfois dans les appartements et se blottissent dans des coins sécurisés pour se mettre à l'abri des éclats d’obus.
Dès que le feu s'apaise, les “Jäger” veulent immédiatement se diriger vers leurs positions de combat et renforcer les postes de garde.
À 7 h 30, quelqu'un hurle dans les escaliers de la cave jusqu'au poste de commandement de la 1re compagnie.
Il s'agit du « Kompaniemelder = coursier», Gfr. Franz Heß, un ancien de Normandie.
À bout de souffle, il s'assied sur les marches de l’escalier de la cave et dit au commandant de la compagnie l’Oberleutnant Stresser:
"Herr Oberleutnant, les Américains sont entrés dans la village avec un Rgt. composés de soldats noirs, préparez-vous pour une contre-attaque immédiatement!"
L'un d'eux pense ironiquement, « enfin vous pourrez voir des soldats noirs dans la neige…! ».
Comment était ce possible que des soldats noirs puissent pénétrer dans un endroit aussi bien protégé?
Pendant une courte pause des tirs d’artillerie US, certains groupes de paras courent vers les abris fortifiés et les positions de combat préparées pour les mitrailleuses.
Lorsqu'ils traversent les jardins derrière la place du village, une grenade pénètre dans le dépôt du 15. Pi.-Kp (15e compagnie de Pionniers).
La grenade frappe le toit et explose au sol.
Les conséquences sont terribles.
Le 1er sergent (Oberfeldwebel) Schulze, les soldats (Gfr. Goldmann, Howe et Schüßler sont immédiatement tués.
Le soldat Niehaus et deux autres hommes sont grièvement blessés.
Très rapidement notre supposition sur la présence de soldats Noirs devrait être clarifiée. https://www.google.be/maps/@50.389591,6.0919199,1168m/data=!3m1!1e3
La troisième compagnie, qui contrôle la périphérie nord-ouest de Thirimont (  je suppose aux environs de la Trouvaille?), avait placés deux postes de surveillance situés assez loin du centre du village.
Les jeunes recrues paras situés dans ces deux postes, avaient vus plusieurs colonnes de soldats américains se déplaçant en rangées dès l'aube.
Si un de ces observateurs avait eu le culot de courir dans la petite forêt voisine et de se rendre à Thirimont sans être vu, les  compagnies auraient pu alors être alertées et les défenseurs auraient pu « accueillir » les américains par un feu nourrit.
Sans le savoir, les Américains ont pu contourner les 2e et 3e compagnies sans rencontrer la moindre résistance ni à l’église ni dans deux maisons dans la partie sud-ouest du village.
Lorsque la 1ère compagnie Falschirmjäger prend position aux fenêtres, protégées par des matelas, elle entend distinctement les aboiements lents des mitrailleuses américaines et leurs impacts sur les bâtiments.
On voyait également plusieurs gerbes de balles traçantes rouges sifflant à travers le village.
Dans les maisons que nous occupions, tout est mis en place pour une défense tous azimuts.
L’objectif donné à la 1ère compagnie est d'arriver le plus rapidement possible à la maison située au dessus de la rue où se trouve la boulangerie (voir Hubert Etienne pour connaitre l’endroit où se trouvait la boulangerie de Thirimont fin 1944 avant qu’il n’ait été évacué…peut être chez SERVAIS?).
Un de nous crie: « "Là, un noir ! » Où?  "Là, à la fenêtre de la maison d'en face!"
À droite, un soldat noir en tenue blanche regarde par la fenêtre supérieure. Son visage se démarque fortement de ses vêtements blancs.
On tire sur la fenêtre avec le fusil à grenade (Gewehrgranatgerät k98 .

Peng… et le soldat noir disparait.

La 1ère compagnie réussit à traverser la rue étroite vers l'autre maison en sautant. Pas de pertes.
Un groupe se rassemble au fond d’un couloir très sombre, pour monter à l’étage par un étroit escalier.
Soudain, la porte de la cave est basculée et deux soldats noirs s'arrêtent sous la porte d'entrée et examinant la situation.
Ils sortent ensuite à gauche, par la porte d'entrée.
Le caporal ( Obergefreiter) Bregulla se trouve à la porte d'entrée avec deux autres paras, Il sort une grenade à bâton (Stielhandgranate 24), et la jette derrière les pieds des Noirs debout au coin de la maison, dos à nous.

Il crie haut et fort en patois de Haute Silésie: „Hund fluchte!"

Plus un seul bruit autour de la maison excepté une mitrailleuse lourde américaine tirant des balles traçantes.
Où peut se trouver la mitrailleuse US?
La mitrailleuse tire directement par la fenêtre de la cave de la maison se trouvant juste en face de l'église (chez Louis ETIENNE?) et peut surveiller la rue traversant le village vers la chapelle.
« Si la mitrailleuse n’est pas neutralisée: on ne peut aller plus loin ».
La 4e compagnie, qui a pris position dans des maisons situées de l'autre côté de la rue du village, le (Kompaniemelder = coursier) Greil ainsi que le mitrailleur Krämer et le “Jäger” Pager se sont mis en route pour réduire au silence la mitrailleuse.
Malgré les tirs d’artillerie toujours présent sur le village, les trois parviennent à se faufiler dans la partie les séparant des américains.
Les paras de la 1ère compagnie reconnaissent les trois “Jäger” se faufilant à travers les jardins les séparant de la maison où se trouve la mitrailleuse américaine.
Ils arrivent à la réduire au silence.
Le mitrailleur Schütze  protège ses 2 collègues du feu ennemi tandis que les deux “Jäger”s sautent les quelques marches les séparant de la maison.
Le “Jäger” Rudi Pager, un saxon, colle le bazooka dans la fenêtre de la cave située juste à côté du canon de la mitrailleuse et appuie sur la détente.
Un flash de flammes jaillit vers la fenêtre du sous-sol.
Le chasseur Pager ne bouge plus. Son copain Armin Greil s'approche de lui et le tire en arrière.
Les deux réalisent maintenant que Pager a subi de graves brûlures provoquées par la fusée propulsant la grenade du bazooka.
Tous deux attrapent leur camarade et le traînent à travers les jardins jusqu'à l’endroit où se trouve l’infirmerie de compagnie occupée par le docteur Kahle.
Lorsque les deux “Jäger” courent à travers la rue avec leur camarade blessé, le “Jäger” Greil reçoit une (IG infanteriegeschütz ) dans l'abdomen.

Le projectile provenait de la mitrailleuse balayant la place du village et logée depuis quelques minutes  de l'autre côté de l'église, dans le presbytère.
À 10 heures, le « Kompaniemelder = coursier» de la 1ere Compagnie est entré en contact avec les différents groupes des FallschirmJäger et annonce que les compagnies du 1er bataillon avaient réussi à rejeter les américains.
A 13 heures,  lorsque les renforts du régiment arrivent, ils lancent une contre-attaque pour expulser les américains hors du village.
Plusieurs soldats Noirs ont été capturés. Nous les avons placés une cave et coincé la porte d'entrée à l’aide des poutres car les évacuer aurait été impossible vu la situation!
Le chef de section de la 4e compagnie Objg.(ÖberJäger = soldat de première classe) Clemens Moors, un vieux parachutiste, a repéré un capitaine blanc et quatre soldats noirs possédant un émetteur radio et cachés dans la maison,....maison dans laquelle se trouve son peloton!
Il doit sortir, pense l'OberJäger, sinon il ramènera les américains et leur artillerie, silencieuse depuis un moments dans notre cou !
Cependant dès qu'un parachutiste se présente quelque part, un lance-grenades frappe immédiatement l'endroit où il a été aperçu pour la première fois.
Ce qui suppose que le feu est dirigé par un observateur bien placé.
L’ OberJäger Moors finit par réussir. Moors accompagné  le chef d'équipe Ofw.(Oberfeldwebel) Domnick et le mitrailleur “Jäger” Fuchs réussirent à neutraliser les Américains équipés de leur radio. Lorsqu'ils sont sortent de la maison avec les prisonniers et leur radio, quelques obus éclatent à côté de la maison.
OberJäger Moors reçoit un éclat dans l'avant-bras, tandis que l’ Ofw.Domnick reçoit un gros éclat transperçant son casque ce qui lui cause une grave commotion cérébrale.
Mais toujours et encore, dès que des groupes de paras quittent une maison et entrent dans une autre maison, une grêle de feu les assaillent.
La 4e compagnie identifie un observateur américain logé dans le clocher de la chapelle expliquant ces tirs précis.
A l’aide de jumelles, nous pouvions clairement voir  l'antenne du talkie-walkie sortant de la fenêtre du clocher.
Le chasseur de chars Franz Westphal prend son Ofenrohr, le met en joue et tire en direction du clocher. (Note:  il devait se trouver à quelques dizaines de metres du clocher...)

Suite à cette action les tirs américains se terminent.

Lorsque la 1ère compagnie parvient à atteindre une autre maison avec le Feldwebel, chef de section, Vinz Kuhlbach est abattu par une mitraillette américaine.
Il est impossible de déterminer où se trouve le tireur.
Soudain, on voit un Américain s'échapper de la maison d'en face, s'arrête quelques pas plus tard sur une haie, puis tire sur la maison avec son MPi.
Lorsque l'Américain sort de la maison à plusieurs reprises, le caporal Frühbeißer se penche par la fenêtre de l'étage supérieur, afin d'avoir une meilleure portée de tir avec un fusil lanceur de grenade, et appuie sur la détente.
Au même instant, un tir frappe son bras supérieur droit.
Du coup son fusil lui échappe mais, Dieu merci, la balle américaine a juste écorché le muscle du bras
L’américain possédant un MPi est hors d’état de nous nuire, mais où se trouve l'autre tireur?
La réponse se fait très rapidement: le coup doit provenir du toit de la grange située à environ 15 mètres.

À droite, au bout d'un moment, une tuile se soulève et un flash correspondant à un tir apparait.

Lorsque l’américain tire une nouvelle fois, un autre tir d’un fusil 98K munit d’une grenade lui répond: Un gros trou apparait dans le toit et le tireur est mis hors de combat.

L'artillerie ennemie recommence à tirer sur le village.

Notre chef, l’ Oberleutnant Strasser est assez songeur. Alors qu’il traverse le verger, la neige l’éclabousse soudain: une mitrailleuse vient de toucher le vieux para.
Dès qu'il relève la tête de la neige, la neige l’éclabousse à nouveau et les balles s’écrasent près de lui.
A ses côtés se trouve le mitrailleur Obergefreiter Jonny Bonnemann.
Jonny, un ancien combattant d’Italie et de Normandie, a fait une bêtise en Hollande qui lui a valu d’être condamné à la cour martiale. Il purge sa peine de libération conditionnelle au sein de la compagnie.
Ce n'est que grâce à la réaction rapide de Bonnemann que le commandant de la compagnie Oberleutnant Strasser peut se sortir de sa situation mortelle.
Soudain Bonnement crie très vivement: «  Mon Dieu il y a un char dans le village! »
À droite, on aperçoit bientôt un char Sherman  qui descend la route latérale suivit par d'autres chars débouchant de la colline de Hauts-Sart, située au sud-ouest de Thirimont.
De l'autre côté du village, un Sturmgeschütz  de la division PanzerJäger 2./683, dirigé par un lieutenant Lorenz, s'est faufilé depuis Ondenval et mis le char hors de combat
C'est devenu une routine lorsque les Américains sont capturés, ils sont enfermés dans les caves afin d’éviter de devoir les transporter vers l’arrière.
Durant un court "cessé le feu", le “Jäger” Frühbeißer est soigné par le Dr. Medecin Walter Kahle qui lui plaçe des bandages à l’infirmerie, il apprend du médecin, que les personnes âgées appellent toujours les « ? Karbolonkle ? » qu'il y avait encore très peu de blessés dans le combat et que la plupart d'entre eux peuvent être soignés et reprendre leurs positions.
Lorsque le “Jäger” Frühbeisser passe la porte d'entrée, il tombe nez à nez avec deux soldats noirs américains.
Un noir pousse un énorme cri et laisse tomber son MPi, l'autre jette sa carabine dans la rue.
Un Sanitäts-OberJäger apparait et fait prisonniers les deux soldats US.
Frühbeißer, s’empare de la mitraillette et des munitions en cas où... Ce pistolet Sten est deux fois plus lourd que la carabine 98 k.

(Note: cela me semble bizarre car la mitraillette  Sten n'équipait que l'armée anglaise mais il s'agissait probablement du M3 qui ressemblait, en plus lourd, à la Sten. Mais il peut s'agir aussi du BAR puisque Frühbeisser le compare au Mauser 98k) 

Lorsqu'il revient de l’infirmerie vers la maison occupée par sa compagnie, il veut traverser la rue en courant. Au milieu, une gerbe de balles traçantes rouges provenant d’une mitrailleuse sifflent au travers de la rue.  Un projectile frappe Frühbeißer sur la jambe droite et celui-ci tombe  sur la chaussée. Il rampe à quatre pattes vers la maison.
Là, il se rend compte qu'il a été touché au jarret du genou droit.
Il doit retourner chez le médecin pour une nouvelle intervention. Cette fois, cependant, il prend le chemin passant par le coin de la rue principale, et la mitrailleuse américaine ne le remarque pas.
Une fois arrivé au poste de premiers soins, le docteur Kahle sort les pinces et autres équipements requis pour extraire les projectiles.

Et là,  tout le monde est horrifié de constater qu’il a été touché par un engin explosif resté dans sa jambe et qui, heureusement, n'a pas explosé.

(Note: Il ne peut pas s'agir une balle mais dans le récit US, il y est dit que l'artillerie divisionnaire avait utilisé des obus Pozit ?)

Après un court instant, le “Jäger” Frühbeißer se retrouve boitant avec un épais bandage au genou mais le docteur Kahle est obligé d’arrêter de le panser et doit quitter immédiatement le poste de secours avec les blessés: une mitrailleuse vient de tirer au travers des fenêtres.
Au poste de commandement du bataillon situé dans une maison, il est censé rouvrir son bandage. La situation est maintenant très confuse.

Le poste de commandement de la 3e compagnie du Hptm. Woitscheck devrait être inclus. Hptm. Fick, le patron de la 2e compagnie, essaie de le combattre à nouveau librement??
Sur le chemin du retour vers sa compagnie, Frühbeißer subit le  feu d'une mitrailleuse américaine et se blottit dans un coin d’une maison cherchant une protection. Lorsqu'il se retourne, il ressent une vive douleur à la hanche droite. Lorsqu'il veut se retourner complètement, il se rend compte que derrière lui se trouve un long soldat noir US qui enfonce son fusil dans sa hanche. Le soldat noir siffle d'une voix de fausset "Hands up! ». Frühbeißer schießt es durch den Kopf: ja sieht mich denn keiner?
Il laisse tomber ses armes et met ses mains sur son casque. Le soldat pue terriblement l’alcool. Il a dû se perdre, car il n'y avait aucun américain dans les deux maisons auparavant.

Le noir halète alors: "Mag snell Paratroupers go on! » Il le conduit sur un chemin étroit.
Mon Dieu, pense Frühbeisser, c'est le chemin le plus court allant vers le poste de commandement du bataillon. "Le Noir peut me livrer là-bas." La maison doit apparaître à 40 mètres.

Soudain, il entend fort: « a l’abri! ». Zack, couche toi!
La gerbe d'une MG 42 s'ébranle déjà dans la direction de Frühbeißer. Le noir est mort.

l’OberJäger, radio de la 4e compagnie, Richard Rösinger, un très vieux parachutiste qui a installé sa radio avec son équipe radio dans une petite maison, avait évalué tres tôt cette situation désespérée, mais n'a pu tirer sinon il m’aurait touché. Ce n'est que lorsque le soldat noir fut devant la maison qu’il pu tirer sur le soldat US qui me tenait en joue.
Après une forte gorgée et les meilleurs vœux, Frühbeißer est de nouveau sorti de la maison et retrouve ses armes gisant dans la neige quelques mètres plus loin.

Notre magnifique médecin de bataillon doit maintenant quitter son poste de secours. 
Avec des ambulanciers  il réussit à nettoyer le nouveau poste de secours pour sa réinstallation. Il y a parmi ses blessés des Américains. Les parachutistes boitent autour de lui. Les blessés graves sont tirés sur la civière, civière qui est tirée comme un traîneau avec les deux poignées dans la neige. Le docteur Kahle agite un drapeau blanc frappé d’une croix rouge.

Soudain, un nouveau tir passe auprès du médecin. Mais le médecin peut refaire le chemin encore quelques fois jusqu'à ce que la maison soit vidée de ses blessés.
Frühbeißer, blessé, se dirige vers l’Etat major de son bataillon.

La marche devient de plus en plus difficile car le pied gonfle. Les doigts de la main droite deviennent lentement aussi gras que des saucisses.
Un sapin épais est tombé sur la route entrave son déplacement.
Il s'arrête devant le sapin et examine le terrain.
Le « Kompaniemelder = coursier» Franz Heß, accourt dans la rue. Franz s'arrête également devant le sapin et parle à son camarade Rudi.
Puis il prend son écharpe en soie bleu clair et attache son vieux copain à son bras droit blessé.
Tout à coup, apparait un faisceau lumineux très brillant: Franz Heß a un trou juste au-dessus du nez, d'où coule son sang.
Heß s’écroule lentement. Frühbeißer l'attrape et le dépose dans le sapin. Une voix crie soudain: «Reste caché dans le sapin, j'ai découvert le tireur. Puis explose une grenade.
Le chef de section du 4e Kp. Objg. Kattner est alors au sapin et veut aider. Mais il ne peut plus rien faire pour Heß.

Le « Kompaniemelder = coursier» Fr. Franz Heß, est tombé.

Gfr. Frühbeißer sort la plaque d'identité et la casse: 217 444-64 est le numéro d'identification de Franz Heß.

Frühbeißer prend maintenant son portefeuille et s’en va au poste de commandement du bataillon. Là, il rapporte la perte au rapport de compagnie.
Ensuite, lorsque Frühbeißer quitte le poste de commandement, qui devient de moins en moins confortable, une grenade explose à proximité et un petit éclat le frappe au cou.

Le médecin pense maintenant que cela suffit et qu'il devrait se rendre chez le docteur Liebau à Schüller (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%BCller) et au centre médical.

Lorsque la nuit tombe, Frühbeißer, avec son camarade Bonnemann, à qui un américain lui a tiré au travers de la main gauche lors d’un corps à corps, réussissent à atteindre la maison forestière située dans la vallée de l’Amblève.

La nuit tombe et Thirimont brule en partie.

De temps en temps, des coups de feu sont tirés.

Pour ceux qui parlent allemand il y a encore ce lien

Le petit fils d'un Fallshirmjäger ayant participé aux combats de Thirimont pose des questions et serait surement tres heureux que l'un ou l'autre habitant de Thirimont y reponde.

Il suffit de se faire membre du site pour accéder aux photos (prises dans les années 80). 

Apres avoir terminé la traduction des paras allemands, j'ai cru bon de continuer et de traduire le "After Combats Report" de la 120th Inf. Rgt. appartenant à la 30e Inf. Div. U.S.

Vous y découvrirez de grandes différences dans l'appréciation de la bataille vue par les deux camps ainsi que sur le nombre des troupes mises en présence. 

Il y a un point qui me semble tres intéressant dans ce rapport US: ce sont les coordonnées citées. 

J'ai joins un morceau de carte marquée de telle façon que vous pourrez facilement situer les differents points repris dans le rapport.

Cette carte date de 1945 et les bois dont on y parle se trouvent pres de Grosbois et Freneux.

AFTER COMBATS REPORT, 120th Inf. Rgt. U.S. ARMY, Jan. 13th 


À 8 h, le 13 janvier 1945, le 2e bataillon du 120e d'infanterie se déplace vers l'est, puis au nord de Thirimont, attaque directement au sud en direction de la ville. Thirimont devait être sous notre contrôle à la fin de la journée.
Ce ne fut pas le cas,  il fallu presque deux  jours supplémentaire avant l’accomplissement de la mission.
Il faut se souvenir en suivant l'action autour de Thirimont que la résistance ennemie n'est pas venue principalement du village proprement dit, ni de forces venant renforcer les troupes dans le village et provenant du Sud, mais bien par l'est: du coté du flanc gauche très exposé de la 30e Division.
Lorsque la division démarra l’attaque le matin du 13 janvier, la 106e division située sur le flanc droit se dirigea vers le sud dans une action combinée.
Sur le flanc gauche, cependant la 1ère Division n'a pas bougé alors que les éléments de la 30e avançaient  vers le sud, le flanc gauche de la 30e Div. fut exposé à des attaques ennemies d’artillerie et d’infanterie venant de la direction d’Ondenval (850001: Eglise d’Ondenval) et de FaymonviIle (865017: Eglise de Faymonville).

Avec la compagnie G à gauche, la compagnie F à droite et la compagnie K en réserve rapprochée,
le 2e bataillon attaque en direction de Thirimont.
Alors qu'il faisait encore assez sombre, la compagnie G s’est glissée au travers du périmetre ennemi  de défense du village et est entrée dans Thirimont.
La compagnie F descendit de Waimes par la route menant à Thirimont, mais ne fut pas aussi chanceuse.
Bloquée par une solide résistance installée sur la route à (831015: environs immédiats de Grosbois) , la compagnie, dirigée par le Capt John M. Jacobsen, a été frapée par des tirs d'armes légères, des armes automatiques et des tirs d'artillerie.

Les tirs d'artillerie provenaient de Faymonville situé à environ 2000 m vers l’Est.
Hauts-Sarts est une colline surplombant largement Thirimont et toutes les voies d’approches, il a été supposé  que les observateurs ennemis, postés sur cette crete située à  1800 mètres au sud de la compagnie F, ont dirigés les tirs d’artillerie provenant de 2000 mètres à l'Est.
Si la compagnie F avait pu bénéficier d’un certain soutien blindé; ils auraient peut-être pu  contourner le barrage routier.
Mais les blindés du 2e Bataillon constitués d'un peloton de chars (1 platoon= 5 chars M4 Sherman) et de deux pelotons de chasseurs de chars (Char M10 Wolverine) ont tous été bloqués près de la ligne de départ parce que  le véhicule de tête a heurté une mine ce qui a bloqué toute la colonne.
La compagnie G. attaque à gauche de la compagnie F et contourne le barrage routier (839011: Maison Henkes située près du Carrefour route de Waimes et Voie des allemands) et se retrouve dans les premières maisons à l’entrée du village de Thirimont .
Si le flanc gauche de la 30e Div. avait été sécurisé, les renforts allemands n'auraient pas pu venir de cette zone tenue par l’ennemi et le contournement d'un barrage routier, tel que celui-là, aurait été possible  en profitant de  l'obscurité matinale.
Une fois à Thirimont, la compagnie G a pris position dans les caves et les bâtiments. Les échanges de tirs se sont poursuivis tout au long de la journée et ont atteint lourdement sur le village.
L'artillerie ennemie tirait des environs d'Ondenval .
Le lieutenant. Charles W. Moncrieff  fit appel par radio à l'artillerie de la Divison  tout au long de la journée. Il dirigea le feu avec compétence et demanda fréquemment des concentrations qui atterrirent sur les troupes ennemies logées dans la maison située juste à côté de celle qu'il occupait.
Tout au long de la journée du 13 janvier, le 2e Bataillon du 120e d'Infanterie a tenté de renforcer la position du lieutenant Moncrieff.
La compagnie F n'a pas pu franchir le barrage routier et les positions de l'avant-poste ennemi à proximité de (839019).
Le 1er lieutenant  Walter A. Wert Jr., tenta de pousser la compagnie E à travers les bois et à droite de la compagnie F vers Thirimont.  Cependant les bois étaient presque impénétrables et les troupes allemandes placées en défensive ont effectivement empêché de petits groupes de s'infiltrer.
Les combats à Thirimont se sont poursuivis tout au long de la journée et les pertes de la compagnie G ont augmentés.
 Dans une conversation téléphonique faite à 12 h 15, le 13 janvier, avec le commandant du corps, le général Hobbs, a déclaré:
«J’avais espéré que la grande unité (1ère Division) se trouvant sur notre gauche ferait quelque chose pour soulager la pression de ce côté là . Si quelque chose pouvait être tenté pour que certains éléments de cette Division avancent et relâchent la pression, c'est essentiel "
Aux premières heures de l'obscurité, de petits groupes d'Allemands pénètrent par l’Est dans Thirimont .
Puis, vers 20 h 00, dans un noir total, l'ennemi  lance une attaque complète de sept chars appuyés par plus de 100 fantassins.
Moncrieff  demande des tirs d'artillerie à l’Artillerie de la 30° Div. et des munitions de type Pozit furent  employées.  (Note : c’est une de ces sous munitions non explosées qui frappa la jambe du Jäger  Frühbeisser ce 13 janvier 1945)
Il fut très efficace pour éliminer l'infanterie ennemie, mais les chars ennemis ne furent pas endommagés.
Peu de temps après la contre-attaque initiale, un groupe plus important s'est infiltré à Thirimont depuis Ondenval.

Vers 22 h 00, le lieutnant Moncrieff a rappelé le 2e bataillon pour demander la permission de se retirer de la ville avec ses hommes .
L'autorisation fut accordée et le Lieutenant Moncrieff   ramena sa Compagnie dans les bois, le long de sentiers couverts dans une nuit d'une noirceur d'encre.
Une quarantaine d'hommes et quelques officiers sont rentrés, sur les 100 hommes qui avaient démarrés l’attaque ce matin avec la compagnie G ce matin-là.
Le 13 janvier, l'effectif de la compagnie G était de 163 soldats et sous-officiers et 5 officiers.
Le 14 janvier, il y restait 84 hommes soldats et sous-officiers et 3 officiers.
Parmi les 84 hommes restant  à la compagnie on comptait les cuisiniers, les mécaniciens, etc…
(La compagnie G devait avoir perdu 2 Officiers et 77 S.Offrs et soldats dont plusieurs ont été fait prisonniers dans des caves et dont d’autres étaient blessés et soignés dans le dispositif de secours des Fallschirmjäger )


Vers minuit, le 13 janvier, le 2e Bataillon du 120e Régiment s'était retiré à sa position occupée avant le lancement de l'attaque du matin.
À 00 h 30, le 14 janvier, le 1er Bataillon, du 120e Régiment, sous les ordres du lieutenant-colonel Ellis W. WilIiamson, attaque Thirimont en support du 2e Bataillon malmené
Le bataillon  rencontré des difficultés extrêmes en avançant par nuit très sombre, à travers bois, et  sous des chutes de neige abondantes.
Vers 6 h, le 14 janvier, le bataillon a franchi les avant-postes ennemis à la périphérie de Thirimont.
La température chutait régulièrement et une grande difficulté était rencontrée avec les  communication radio.
Le froid empêchait le fonctionnement correct des radios et tout contact radio devenait presqu’impossible.
En plus l'artillerie ennemie était toujours très efficace depuis les positions allemandes situées aux alentours d'Ondenval, donc très peu de progrès furent accomplis contre l’ennemi logé à Thirimont.
L'artillerie de la 30e Division joua un rôle important au cours  et ajusta une grande quantité de tirs d'artillerie sur les véhicules, les batteries et les unités d'infanterie ennemies. L’observation des tirs étant presqu’entierement dirigés par observation aérienne (Piper Cub)  ce qui a sans doute coûté très cher à l'ennemi.
Du 13 janvier à midi au lendemain, les unités d'artillerie de la 30° Division ont tirés près de 10 000 obus de 105 et 155 mm. L'utilisation d'un avion d’observation d'artillerie dirigeant les tirs fut rentable et, comme l'a souligné le colonel Purdue Cdt du 120e Regiment d’infanterie, cet avion a également signalé par radio d'importants mouvements ennemis.
Le résultat de tirs d'artillerie US eut pour effet majeur de forcer les batteries d'artillerie ennemies s au silence de peur d'être repéré par les observateurs d'avion Piper Cub. Si l’ennemi avait dévoilé ses positions, les Piper Cub auraient ordonnés de tirs visant à les détruire.

(Note: Si le Piper Cub volait c'est qu'il ne neigeait plus et que le plafond etait suffisamment haut pour voir les impacts de tirs d'atrtillerie US examiner les mouvement des troupes ennemies. De plus, il devait aussi faire moins froid puisque les communications radio semblaient bien fonctionner)

 Durant tout le 14 janvier, le 1er bataillon du 120th Regiment, soutenu par le 2d Bataillon, a bombardé de projectiles Thirimont mais sans succès.
Une tentative a été faite de frapper la ville depuis l'ouest par le 3e Bataillon, avec Hauts-Sarts comme base de départ.
Des groupes d'ennemis s'étaient infiltrés, dans la nuit des 13 au 14 janvier, provenant de l'est (Ondenval) et avaient renforcés le puissant groupe ennemi implanté sur la colline des Hauts Sarts i dominant Thirimont.
Pour ceux qui voudraient en connaître un peu plus sur la Composition (E.T.O.) de la 30e Inf. Div

mercredi 14 décembre 2016

The Prominent St-Vith' Battle overpasses the Bastogne' Legend

THE  PROMINENT ST-VITH BATTLE, AT LONG LAST OVERPASSES THE BASTOGNE LEGEND...






VOLUME XXVI NUMBER 3 THE ARDENNES CAMPAIGN AUGUST 2007


106TH NOT RECOGNIZED


[Editedslightly] I came across the article, on page 25, indicating a book Alamo in the Ardennes was soon to be published. The release date was supposed to be March 5, 2007.

Nowhere in the write-up, in bold print, did I see a reference to the 106th Infantry Division. ... Evidently he has not researched the maps and battle positions of all those outfits that participated in the Battle of the Bulge.



..., he would have noticed that the 106th Division, with three regiments of infantry spread over 26 miles of front each of St.Vith was hit by the major thrust of the German Fifth Panzer Army, in the center and southern flank and the Sixth SS Panzer Army north of center.
He would also have noticed that the 14th Cavalry, as well as the 422nd and 423rd Infantry Regiments of the 106thInfantry Division, while taking very heavy casualties delayed the Germans to such an extent that it was six days before the Germans were able to take St. Vith. That delay alone was a major factor in the final defeat of the Germans. That delay was a contributing factor in causing the Germans to run out of fuel for their tanks.
I am not detracting from the brave fighting and courage of the men in those other divisions and units who fought in the battle and I recognize that the stand of th(advisable) [as received], I refer you to the book 'St-Vith Lion in the Way' by Colonel R. Ernest Dupuy, published and copyrighted, in 1949, by Infantry Journal Press, Inc, Washingtcn, DC.
This is the history of the l06th Infantry Division, from its inception on November 29, 1942, to the decommissioning in 1945........
In my opinion, before any such book purporting to be an accounting of such a horrendous battle ought to have been reviewed at least by people who were familiar with the entire picture Not just som  incidents by a few.
I am sorry to say that this is just an other example of "the sign of the times." The 101st Airborne Division at Bastogne, along with the advance of Patton ’s 3rd Army was the turning point"
However, I do strongly think that the 106th Division deserves at least a little credit for having held the Germans thos precious six days, at a cost of over 6,600 dead, wounded, missing and captured brave soldiers. We continued to fight and support the combat throughout the battle, albeit with only a minimum strength 424th Infantry Regiment and one battalion of artillery, the 589th (four 105 MM Howitzers), as well as eight engineers from our 81st Engineer Battalion. We were finally relieved in mid-March.
Also re: article "U.S. & German Field Artillery...." A glaring error concerns the infantry divisions on the front lines of December 16. 1944
First, the major thrust of the German offensive was in the region manned by the 106th Infantry Division-not the 2nd Infantry Division. The 2nd w a s relieved man for man and gun for gun on December 10, 11 and 12, 1944, by the 106th Infantry Division. We held our positions for five days while the divisions on either flank gave way within the first two days. Have you ever heard of St.Vith. Belgium? We lost over 6,000 casualties (killed captured and wounded) those first five days.
Second, the records show that we were expert in the use of both the 105MM and the 155MM Howitzers. One of the reasons the Germans were held up for those five d a y s .......
Robert S. Scherer
106 INFD ARTY HQ
FRENCH MEDAL OF HONOR

I was a member of the 307th Airborne Medical Company, 82nd Airborne Division, during WWII. A while back I received the highest and most prestigious award from the Republic of France.
Of only 14 Americans, I was awarded the French Medal of Honor, the first time given in the United State s Prior to this time (since Napoleon’s day) it was only given in France
Amelio Cucinelli
82 ABND 307 ABN MED CO
48 DAYS IN BASTOGNE

I was in the 101st Airborne Division with the 907th Glider Field Artillery Battalion, B Battery, Gun #3. We had the snub nose 105 mm.
We were in the encirclement in the Battle of the Bulge in Bastogne. We were there for 48 days and had plenty of incoming artillery and they were 88’s not 105's. I don’t know where all the information about 105’s came from.
When yon heard the shell coming and you could fee! It and the ground it was not an 88 But let me tell you they were all 88’s that came in at us. The 88’s were smaller than the 105’s, but nearly twice as long.
If we were there now I could show you just where some are - they went into the ground and never went off In fact of all the artillery guns we captured, we never saw a German 105. Talk of resupply-all through France and Holland the Germans never had to move artillery shells.
They were stacked in piles all over the country. They just set up the gun by the shells and started shooting and those piles were all 88’s.
G. A. "Bud" Lauer
101 ABND 907 GIB B
THANKS TO MR. BIGGIO

I would like to elaborate on the excellent article on the organization and operation of the field artillery by Charles Biggio, Jr., that was in the November issue of The Bugle.
In addition to the artillery battalions that a repart of infantry divisions, there a reartillery battalions attached to corps that a resent in support of infantry divisions within the corps a re a that need added fire power.

My battalion artillery, the 955th Field Artillery 155 mm Battalion was part of the V Corps artillery organization.
Our battalion received a special letter of commendation from the CO of the 1st Infantry Division for our support of the 26th Infantry Regiment in the Bullingen-Monchau area during the Bulge. Our after action report of January 31, 1945, indicates that the 995th FA Bn had tired in combat 50,000 rounds since our arrival shortly after D-Day into Normandy.
Thanks for Mr Biggio's artillery article.
P.S. Our battalion at the end of the war was awarded five battle stars.
E. W. Mortensen
955 FA BN HQ

GEN. HASSO VON MANTEUFFEL 5th PANZER ARMY COMMANDER


Defense of St. Vith Area and Impact on German Offensive
Submitted by Ray Brassard
774th Tank Destroyer Battalion


[This is a speech prepared by a general for presentation to a group of former 106 'ers at the 23rd Annual Reunion of the 106th Infantry Division at St. Vith, Belgium, July 1969. He did not appear at the reunion, but his speech made its way to the 106th Infantry Division History archives.]

Whereas Bastogne had an honorable place in American military history, St.Vith is hardly mentioned . The heroic defense in the St.Vith area has suffered depreciation and a strange denigration at the hand of the popular media. The Battle of the Bulge was not fought ONLY or solely in Bastogne or by the admirable
coming into action of Patton’s Third Army. Around St.Vith were all elements of tragedy , or heroism, and self-sacrifice which make up the human experience at its most acute phase, when it is under the strain and stress of War!
The actions around St.Vith exerted a great influence on the result of the German intentions. A whole army corps was delayed by your defense around St.Vith, in spite o f the ill-fated elements of your division in the Schnee-Eifel, you held up the German 66th Army Corps five days longer than their time table allowed. You forced the detour of attacking forces so much more as the right neighbor, the 6th Panzer Army, had no success of the attack.
The 6th Panzer Army’s attack to the north was bogged down in the first few days of the offensive by the brave soldiers of the 106th Infantry Division that were left.
Under those circumstances the energy and momentum of the attack in this area was diminished decisively!
In this respect, the actions around St.Vith are in my opinion and from the Germ an side—equivalen t to the defense of Bastogne!
The fact that this area around St.Vith was obstinately and successfully defended, the result, as demonstrated by the gallant men of the 106th Infantry Division and the CCB 7th Armored.
The attack of the Germans on both sides of the Schnee-Eifel outflanked these units, parts of this "green division" (that means inexperienced soldiers without combat experience ), that "rest-camp" as the departing veterans quipped.
The units were encircled! While they marched and fought through that terrible terrain, in winter time, fire came from the left and fire came from the right, and from the rear also. These units suffered heavily. Further, they did not know what was happening on their flanks and in the rear, the sources of communication with the rear was destroyed.
The cavalry on their flank made no attempt to put up a fight and drew back. The visiting patrols were shot or captured. The ammunition was gone with except for a few rounds per gun for their machine guns. No help or assistance came by the artillery no supplies came in. Most of the men had not had a drop of water or a bite of food. These units were over whelmed , in a real sense of a word by powerful German forces, superior in numbers and arms with great intensity--the Germans fired into their massed ranks with every cannon they had. It was a rain of steel, no tank destroyers were available, there was confusion and temporary panic spread out. All of that with the blood, dirt, cruel weather, deep snow with fog, cold and confused was what happened in those days in Schnee-Eifel.
They did not weaken, they broke into small groups, they formed improvised perimeter defenses, even though they did not know what was happening on their flanks and in the rear their unbreakable will to fight, thus in destructible "esprit de corps."
These surviving elements of the 106th Infantry Division joined by the very brave men of the CCB, fell back to the crossroad east of St.Vith and stayed and fought until they were killed, wounded or captured.
….

VOLUME XXVII NUMBER 1 THE ARDENNES CAMPAIGN FEBRUARY2008


I am finally getting around to writing my story concerning John McAuliffe’s account of 'The Invisible Soldiers of WWII," which appeared in the November, 2006, issue of The Bulge Bugle.
I was in the 591st Field Artillery Battalion of the 106th Infantry Division. Battery B. 
105mm Howitzer.
I was a gunner in the third section 105 MM howitzers. We relieved the 2nd Division on December 10, 1944, at Steffeshausen, Belgium, and for five days had occasional fire missions day and night at targets who were directed by our FO and the targets never returned fire during this time.
There was a battery of 155MM howitzers behind us who would fire their 155’s over our position occasionally also These were black artillery men.
We were awakened at 5:30 a.m., December 16th, by the first returning fire of the enemy. A heavy barrage of artillery including screaming Meemies We were returning fire a s fast as possible, We could hear the incoming shells and also the returning fire from the 155 battery behind us.
We held our position for two days while we were being encircled by the enemy and our battery stayed and furnished supporting fire while our 424th Infantry Regiment pulled back at dusk on December 17th at which time our battery left one of our 105’s stuck in the mud and pulled back under cover of darkness and traveled in convoy on a secondary road which was the only open road out of there, moving slowly, towing our 105’s with a man
walking in front of each truck, guiding the driver with a small penlight.
The enemy was within 300 yards of this road. Sometime during the night we stopped and dug through the snow and spread our blankets on the ground no bedrolls as yet and waited for daybreak.
We joined A and B Batteries at Burg Reuland and then moved to Grufflingen and set up our guns and started firing although almost out of ammo. A truck made it through with a load of ammo.
Sgt Joe Gross, with a crew of six men, went back to our former position and retrieved our Number 2 gun which we had abandoned on the 17th. We were back In business full force.
I had forgotten about the men at Steffeshausen until reading John McAuliffe's story about them in the November issue I was surprised to learn that they had been captured and yet we came out safely because they had been behind us. They retreated toward Schonberg where two of our regiments were captured-the 422nd and 423rd Infantry Regiments. We went to Burg Reuland guess that is what saved us from capture. I am so glad that John wrote the story about the "Invisible Soldiers" and their 155 howitzers, it being the first that I had heard them mentioned but was sorry to hear that eleven of them had been, captured and slaughtered at Wereth.
John Scherer wrote about our 106th Infantry Division in the August Bulge Bugle and it is true that there was hardly mention of our four artillery battalions-589th, 590th, 591 s ta n d 592nd-left fighting in support of other outfits wherever needed.
We helped take back the ground that we lost earlier and stayed on the front until March 15, 1945. Our 591st Battalion stayed in support of 424th Infantry Regiment a s Combat team. Most writers never bothered to write about us but that’s okay as long as we ourselves know that we were there.
Eugene Morell
106 INFD 591 FA BN

THANK YOU ALL!
My father, Andy Semonco, served in the 5th Infantry Division, Company B, during World War II. He was one of many who fought and sacrificed themselves in the greatest American battle ever fought. My father was a machine gunner who ended up having his feet frozen while fighting in this great battle.
I listen to my father intently about his field experiences which I know were not exaggerated. I know the e experiences were true because I watched the tears that rolled down his cheeks or I would just simply catch him staring off at times and I knew what was on his mind.
I am an associate member of VBOB, but some issues have come up that I think need to be addressed. As a supporting member of VBOB, I hope that the following contents of this letter to the editor will bring ALL VBOB members a s ONE and not a separated group of anointed soldiers. The entire front of the German offensive was over 80 miles long with MANY individual divisions: infantry, artillery, radio, mortar, supply groups, armored, etc.
So now to the meat of this letter! It wasn’t JUST the 101st Airborne that took the brunt of the fight. (The very thought of that is absurd!) Every Infantryman, every medic; EVERYBODY on that front took the brunt, just like everyone else starting December 16, 1944. This is not to bring any disrespect to the brave defenders of Bastogne, but facts are true and we really know what these facts are after 60 years.
The 101st Airborne was where it was supposed to be at the time. This unit did not have it any harder or suffer any worse than anyone else. I do believe the fair credits should go where it belongs, and I know that every other subscriber of VBOB would agree. For this magazine as well as the entire VBOB to survive, I think that the over accreditation of the 101st needs to cease.
I have drilled it into my two sons about the sacrifice and importance of this war. The fact is that we must realize that in the first few days, the American Army got their a— kicked along the whole 80 mile front: Hence—"Bulge." Bastogne was not the main German objective. Antwerp was the objective because of its port and supplies. When I hear men of the 101st saying 'We were down to 8 rounds per man." Let’s face it! The Germans could have taken Bastogne anytime they wanted. If the Germans really knew the situation of the 101st Airborne in Bastogne, they would have taken it.
My father was part of Patton’s 3rd Army who went up to relieve Bastogne, and I’m sure the 101st was glad to see them, along with the air drops the air force supplied. Supply trucks moving again, and yes—replacements! And on that note the training that the 101st Airborne received was not any tougher than what the marines took, along with the army. I am also sure that the air force took a beating as well. Statistics show how many men were killed in the air force. 1, the son of a member of the VBOB, ask that ALL SERVICES that were engaged during the battle to please send in your stories and experiences. God bless the medics, the red ball express and ALL those who were Involved, because without you, there will not be a VBOB much longer! So, to the 101st Airborne! Thank you!
Andrew E. Semonco
Associate Member
[Thank you, Andrew, for the appeal for more stones. It is never our intent to praise any unit more than another We print what we receive. We often hear: "There's too much about Patton," "There's too much about the armored," "There’s too much about the infantry," I believe since the
inception of this newsletter there has been ONE story submitted about the Red Ball Express and we happily printed it. There are lots of the bigger units out there and they tend to submit more information. The words in these stories are not our words, they are the words of the person who wrote the story. If you were in a small group and have a story, please send it.]

WE GET ADDITIONAL CRITICISM
[Four or five members wrote in criticism of the tally of Military Veterans which appeared in November 2007 issue on page 21. We are not sure who supplied information and sincerely feel that the person simply thought the information might be found interesting with no other thought in mind. It was used simply as a filler. The information which appears in this newsletter is as was submitted by the members. We have no research staff.
We have no doubt that occasionally things we publish may not be historically correct.]

THE REAL STORY HAS BEEN LOST

St Vith and 106th Inf. Div.

"Patton"-"Bastogne"-"Nuts." 

These three words sum up the story of the "Battle of the Bulge" for the American public.
Unfortunately, over the years, the real story has been lost.
What Maurice Kunselman in the May issue (2007) wrote is exactly correct in his perceptive and concise letter about Bastogne. It is true that the city was not a strategic target for the German Fifth Panzer Army. Bastogne was off on the edge of their axis of attack and the order, by von Manteuffel, was "Forget Bastogne—go for the Meuse." They did not want to be delayed in any long-term siege action.
But the U.S. press, enamored of Patton a s they were, built up the story until now the three icons of-Patton, Bastogne, and Nuts are all that is left.
The real story will always be the fighting at St. Vith, Trois-Ponts, La Gleize, Manhay and Celles where the majority of the German armor was defeated by those U.S. Army divisions that were ignored back then by the press and are now forgotten. The fight in the northern section delayed, hindered, and destroyed (Kampfgruppe Peiper for example) the panzer columns that were tasked with the job of reaching Antwerp as fast a s possible.
Mr. Kunselman is also correct in his comments about the bravery and sacrifices of the men who were in Bastogne-fighting well and dying bravely. Combat is combat, and the action in and around Bastogne was just a s tough a s it was in the north. But still, Bastogne was not the whole fight, and Patton did not win the Battle of the Bulge.
James K. Cullen

3 ARMD 36 AIR


The Battle of the Bulge and the Hollywood' Legend..


Plot

In mid-December 1944 Pvt. Jim Layton (Marshall Thompson) and his buddy Pvt. William J. Hooper (Scotty Beckett) are fresh replacements assigned to separate companies in the 327th Glider Infantry Regiment, 101st Airborne Division. As a newcomer Layton receives a chilly welcome from his squad. PFC Holley (Van Johnson) returns to the company after recuperating from a wound sustained from fighting in the Netherlands.
Instead of going on leave in Paris, the squad is trucked back to the front to help stop a surprise German breakthrough in the Ardennes. They stop that night in the town of Bastogne. The platoon is put up for the night in the apartment of a local young woman, Denise (Denise Darcel), with whom Holley hopes to fraternize. Jarvess (John Hodiak) is informed by Denise that she is taking care of two orphaned French girls. Jarvess later goes on guard in the village, where he runs into a group of battle weary soldiers. The soldiers inform Jarvess that they are making a "strategic withdrawal". The next morning, led by Platoon Sgt. Kinnie (James Whitmore), the men are ordered to dig in on the outskirts of town . Just as they are nearly done, they are ordered to a new location and have to dig in again.
Holley, Layton and Kippton (Douglas Fowley) stand guard that night at a roadblock. A patrol of German soldiers, disguised as American soldiers, infiltrates their position and later blows up a nearby bridge. In the morning the squad awakes to a heavy winter storm. Roderigues (Ricardo Montalbán), a Latino from Los Angeles, is delighted by the novelty of snow, but his foxhole mate Pop Stazak (George Murphy), awaiting a "dependency discharge" that will send him home, is unimpressed. Layton goes over to see his friend Hooper, only to find that he had been killed hours before, and that no one in his company knew his name.
Kinnie informs the squad about the infiltration and sends out a patrol—Holley, Roderigues and Jarvess to move through the woods. Just before they start out, the platoon is shelled by German artillery, causing Bettis (Richard Jaeckel) to panic and desert. During the barrage Layton reminds his squad leader, Sgt. Wolowicz (Bruce Cowling), of his name and finds for the first time that he has been accepted as a part of the squad. Holley's patrol briefly skirmishes with the infiltrators. Roderigues is wounded by machine-gun fire from an enemy tank. He is unable to walk, so Holley hastily conceals him under a disabled jeep half-buried in snow, promising to return for him. Unfortunately, by the time they can get back to him, Roderigues has died due to the exposure of the elements (freezing to death).
Wolowicz, who has been wounded by shellfire, and a sick Cpl. Standiferd (Don Taylor) are sent back to a field hospital. Not too long after, Doc (Thomas E. Breen) informs the 3rd Squad that the field hospital had been captured. Holley is appointed the new squad leader, and partnered with Layton, while Pop Stazak is paired with Hansan (Herbert Anderson). When Pop's discharge comes in they find out from Kippton that the 101st is surrounded forcing Pop to stay with the men.
Moved again and again, 3rd Platoon is attacked at dawn. Garby (James Arness) is killed by machine gun fire. Hansan demonstrates bravery by crawling out of his foxhole and being the first to fire on the Germans. Just when it appears that the platoon will be overrun, Hansan is wounded and Holley loses his nerve and runs away. Layton follows Holley. Ashamed of his cowardice, Holley leads a flanking counterattack that defeats the German attack. The platoon leader, Lt. Teiss (Brett King), announces that he will recommend Hansan for a Silver Star. Jarvess's foxhole partner, country boy Abner Spudler (Jerome Courtland), is killed while trying to put on his wet boots.
After they get Hanson to the aid station, the squad runs into Bettis, who is doing K.P. duty in the rear and gives them a hot meal. Holley discovers that Layton is a quick learner, finding him being entertained by Denise. Later, while on guard duty, they encounter a party of Germans who have come under a flag of truce to offer Brig. Gen. McAuliffe (Ian MacDonald) surrender terms, resulting in his famous reply of "Nuts!" to the puzzled Germans.
In the bitter, foggy weather, the squad is short of supplies – supply transport aircraft are grounded. Several men attend impromptu outdoor Christmas services held by a chaplain (Leon Ames). That night the Luftwaffe bombs Bastogne. Denise is killed. Bettis, slowed by his fear of going back to the lines, is killed by a collapsing house. The "walking wounded", including Hansan and mess sergeant he befriended (George Chandler), are recalled up to duty for a last-ditch defense of the town.
As the platoon is down to its last few rounds of ammunition, the weather clears, allowing the Allied fighters to attack the Germans and C-47 transports to drop supplies, enabling the 101st to hold. Afterward, the siege lifted, Kinnie leads the survivors of the platoon toward the rear for a well-earned rest. As they move out, they spot a relief column of clean, well-equipped soldiers marching toward Bastogne. Kinnie begins calling "Jody cadence" and the veterans pull themselves together, proudly chanting the refrain as they pass the other GIs.

Cast

Van Johnson as Private First Class Holley
John Hodiak as Donald Jarvess
Ricardo Montalban as "Johnny" Roderigues
George Murphy as Ernst J. "Pop" Stazak
Marshall Thompson as Jim Layton
Jerome Courtland as Abner Spudler
Don Taylor as Cpl. Standiferd
Bruce Cowling as Sgt. Wolowicz
James Whitmore as Sgt. 1st Class Kinnie
Douglas Fowley as "Kipp" Kippton
Leon Ames as the Chaplain
Herbert Anderson as Hansan
Thomas E. Breen as Doc
Denise Darcel as Denise
Richard Jaeckel as Bettis
James Arness as Sgt. Garby
Scotty Beckett as William J. Hooper
Brett King as Lt. Teiss
Ian MacDonald as Army Colonel (uncredited)
Dickie Jones as Tanker (uncredited)
Dewey Martin as G.I. Straggler (uncredited)
George Chandler as Mess Sergeant (uncredited)

Production.

Battleground was originally an RKO property, which was called "Prelude to Love" to hide its subject matter,[5] but was shelved when production head Dore Schary resigned, despite $100,000 having been put into the property to that point. When Schary went to MGM, he purchased the rights to the script from RKO, over the objections of Louis B. Mayer, who believed that the public was tired of war films. At MGM, Robert Taylor and Keenan Wynn were reported to be penciled in for the film, along with Van Johnson and John Hodiak, and the project was budgeted at $2 million. Wellman put the cast through some military training with Robert Taylor, a former navy officer dropping out for not feeling the role was right for him. He was replaced by Van Johnson.
Robert Pirosh had based the script on his own experiences during the Battle of the Bulge,[8] although he did not serve with the 101st Airborne. Many of the incidents in the film were based on actual events, including the rejection of a German demand for surrender on December 22, 1944, with the one word response "Nuts!" by Brig. Gen. Anthony McAuliffe. Twenty veterans of the 101st were hired to train the actors and appeared in the film as extras. Lt ColHarry Kinnard, who had been the 101st's deputy divisional commander at Bastogne, was the film's technical advisor.
The film was in production from April 5 to June 3, 1949, with location shooting in northern California, Oregon and Washington state. Fort Lewis, Washington was used for the tank sequence showing the relief of the 101st Airborne by Patton's Third Army. Shooting took 20 days less than was scheduled, due in part to innovative measures taken by Schary such as processing film as it was shot, then dubbing and cutting it so that scenes could be previewed within two days of being shot.[6] The film came in almost $100,000 under budget.
Battleground received a number of premieres before its general release. A private showing for President Harry S. Truman was arranged even before the premiere in Washington D.C. on November 9, 1949, which was attended by McAuliffe, who commanded the 101st during the siege. Two days later, the film premiered in New York City, and then on December 1 in Los Angeles. The film's general American release was on January 20, 1950.

Response.

Battleground was MGM's largest grossing film in five years.[6] According to studio records it earned $4,722,000 in the US and Canada and $1,547,000 elsewhere resulting in a profit of $2,388,000, making it the studio's most profitable picture of the year. It was rated by Photoplay as the best picture of the year.
MGM released a similar film in 1951, Go for Broke!, also starring Van Johnson and directed by Pirosh.

Awards and honors.

Battleground won two Academy Awards: for Best Cinematography, Black-and-White (Paul C. Vogel) and for Best Writing, Story and Screenplay (Robert Pirosh). It was also nominated for Best PictureBest Director (William A. Wellman), Best Film Editing (John D. Dunning), and Best Actor in a Supporting Role (James Whitmore). James Whitmore won a 1950 Golden Globe Award as Best Supporting Actor, and Robert Pirosh's script won Best Screenplay. Pirosh was also nominated for a Writers Guild Award for Best Written American Drama.

Accuracy.

Although the film is a fictionalized version of the siege of Bastogne, it is highly accurate with one major exception. There were no Germans disguised as Americans around Bastogne. Operation Greif, as it was known, only operated in front of the 6th SS Panzer Army, many miles to the north. However the scene depicting the quizzing of each other by G.I.s to verify their identity as Americans did occur across the battlefield after rumors of the operation became widely known.

A minor inaccuracy is that, at the time of the Battle of Bastogne, the 327th Glider Infantry Regiment did not have an Item Company. When the airborne divisions were conceived early in World War II, the Army's senior commanders decided that the glider regiments would have only two battalions each. The first battalion would be made up of Able, Baker, Charlie, and Dog Companies, while the second would have Easy, Fox, George, and How Companies. When by 1944 it became evident that these two-battalion regiments were not suited to combat operations, certain glider regiments were broken up and their battalions attached to others. The 327th was assigned the First Battalion of the 401st Glider Infantry Regiment, getting "doubles" on Able, Baker, Charlie, and Dog Companies. Thus "the 2nd Squad, 3rd Platoon of Item Company, 327th Glider Infantry Regiment, 101st Airborne Division," did not exist at the time of the Ardennes campaign. The producers did not want to have someone complain that he was in Item Company during the fighting around Bastogne, and that no such thing happened.


An interesting explanation of  "„Hey, Kinnie - what ever happened to Jody?“




"